Priam
- Hégel
- Ysanne
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PRIAM
«
C’était un Puissant dans tous les sens
du terme. En la présence du Patriarche Priam,
on se sentait immédiatement écrasé
par sa force intérieure, son assurance. Priam
avait le visage altier, aussi buriné que celui
d’un aventurier, et la carrure allant de pair.
Selon les détours de l’éclairage,
son regard intimidant se révélait tantôt
bleu, tantôt vert. Une chevelure abondante tombait
librement sur ses épaules massives, d’un
blond soyeux, une barbe à l’identique,
soigneusement taillée. Une ample tunique couleur
sable, un pantalon blanc et des bottes de même
teinte. Un bandeau d’or torsadé avec toute
la finesse des joailliers de Védyenne ceignait
son large front. Un médaillon reposait entre
ses pectoraux musclés, décoré du
Soleil étincelant, symbole de la parfaite et
révérée Lumière. »
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HÉGEL
«
Hégel était un jeune homme doté
d’un visage pâle aux joues creusées,
aux maxillaires marquées, avec une bouche réduite
à une mince fente, figée sur un pli perpétuellement
désapprobateur. Ses cheveux étaient noirs,
drus, coupés très courts. Il était
vêtu d’une longue tunique de l’orangé
du soleil couchant, aux larges manches décorées
de fils d’argent, sur lesquelles était
brodé un soleil d’or barré d’éclairs,
insigne de son haut rang. Sa main droite était
recouverte d’un gant en maillage de gemellite
– une arme plutôt qu’un bijou. Une
grosse bague runique, ornée d’une pierre
jaune palpitante, ornait le médius de sa main
gauche. »
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YSANNE
«
Le souvenir que Cellendhyll avait gardé de son
amour de jeunesse ne lui rendait pas justice. Toujours
occupée à la même tâche, la
jeune femme avait encore embelli avec les années.
Malgré la trahison, l’Adhan dut s’avouer
à nouveau conquis par son indéniable beauté.
Ce visage ovale au teint de rose, ces traits d’une
pureté inégalable. Et ces yeux semblables
aux reflets d’un lac, un soir de lune…
Ysanne, muse de nombreux poètes, « l’amie
des Miroirs » comme on la surnommait à
la cour. De toutes les femmes croisées par le
guerrier adhan, Ysanne était bien la plus belle.
Seule Estrée, peut-être, pouvait rivaliser.
La blonde Ysanne et la brune Estrée… Physiquement,
il n’aurait pu les départager. »
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